Madame, monsieur,

 

Actuellement en train de vous écrire une lettre de motivation bien tournée, qui, je le sais, ne sera jamais lue, je vais de ce pas arrêter de perdre mon temps sur un exercice d’un autre siècle et je vais plutôt vous raconter mon modeste parcours. Cher peut être futur client, je ne voudrais pas risquer de vous frustrer, et vais donc assouvir votre curiosité.

 

A 15 ans, je ne savais pas ce que je voulais faire dans la vie, mais je savais ce que je ne voulais pas faire. A la lecture d’un témoignage, j’apprends que l’on peut faire des études d’audiovisuel. C’est la révélation. Je ne sais pas ce que c’est, mais le son est doux à mon oreille et mon instinct, d’habitude passif, me souffle que c’est la bonne direction pour moi. Malgré le désaveu de ma famille, qui aurait préféré me voir suivre la voie dorée de mes soeurs sur les bancs de l’école de commerce, me voici dans une école de cinéma.

 

La vie parisienne est certes agréable, mais l’enseignement est décevant, et j’arrive sur le marché du travail en 2010, initiée certes, mais loin d’être une professionnelle opérationnelle. C’est là que je commence mon autoformation. Captation, montage, animation. Je me fais la main au service neurologie de l’hôpital de Créteil, en réalisant des films médicaux didactiques. Je commence aussi à voyager, en stop dans les highlands d’Ecosse, dans un orphelinat au Vietnam ou bagpacker en Mongolie.

 

En 2011, je retourne à l’IUT, ce qui me permet de faire un stage en tant que JRI pour une webTV écolo. Bizarrement, de tous les employés de cette structure, je suis la plus sensible aux questions concernant le respect de l’environnement.

 

Quelques mois après avoir obtenu mon diplôme, je suis recrutée par une boite de production en Martinique. J’y serais « chef monteuse » pendant plus de deux ans (« chef monteuse » est un titre pompeux d’autant que j’étais la seule technicienne de cette petite entreprise. Suivant l’humeur de mon boss, j’étais aussi le « petit personnel de couleur », ou « la blanche ». C’est raciste, je sais !)

Au niveau de mes compétences, je suis motion designer désormais, et graphiste débutante. Toujours dans le souci de me perfectionner, je débute une formation à distance pour passer un BTS de graphisme.

 

En 2014, après plus de deux ans de relation à distance, je rejoins mon cher et tendre en métropole. Nos retrouvailles sont si intenses que pouf, ça fait des chocapics. Euh non, ça fait un bébé plutôt.

 

Aujourd’hui, je fais des vidéos en freelance et je vous prie d'agréer madame, monsieur, l'expression de ma considération.

 

Miblo démocratise la vidéo.

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